.Le voyage est une espèce de porte par ou l' on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. Guy de Maupassant
En route vers la découverte de Madagascar, vous préparez un voyage pour un pays riche de sites et de régions remarquables. Un voyage inoubliable sur l’île rouge, l’ île continent qui a gardé son caractère original, les ethnies qui peuplent ce pays se sont forgées un univers de mystères et de magie, ce qui en fait toute la richesse et son charme..
vous trouverez dans ce récit les incontournables de la capitale malgache, la liste n'est pas exhaustive, il vous aidera à établir votre propre circuit découverte la ville, la diversité des curiosités et telle que pour tout découvrir, Il vous faudra forcément plusieurs jours , prenez le temps de vous imprégner de l'atmosphère de chaque lieu, de rencontrer des gens, de flâner, de rêver et savourer chaque endroit ou l' histoire et omniprésente et principalement dans la haute-ville qui est dépositaire de l'âme d'Antananarivo avec ses palais, ses églises en pierres de taille, ses vieilles demeures à colonnades et ses places
Antananarivo , « la ville des mille (guerriers) », Vohitsara, « cité de beauté », Tananarive ou simplement Tana.
Autant de noms et de qualificatifs pour l'une des capitales les plus pittoresques au monde. Bâtie au sommet de l'une des 12 collines sacrées, située à un point stratégique des Hauts-Plateaux sur la plus élevée, Anatirova, (1.431m) où se dressent les palais royaux. La capitale malgache et sa vieille ville," la haute ville " aux rues pittoresques bordées de belles maisons traditionnelles est juchée sur cette colline. Ses origines remonteraient aux alentours du XVIIe siècle, fut dans un passé lointain tenue par les souverains primitifs « vazimba » avant d'être prise en 1610 par le roi Andrianjaka qui y installa une garnison de mille hommes, d'où son nom.
C'est à la mémoire des douze Rois et Reines qui régnèrent chacun sur une colline de l'Imerina qu'Andrianampoinimerina, pour symboliser l'unification du pays et légitimer son pouvoir, éleva les douze collines au rang de collines sacrées. Le chiffre douze devint symbolique et sacré, puisque Andrianampoinimerina prit douze épouses, et que le nombre d'idoles royales ("sampy") fut également de douze…
En fait, sur douze collines, seules six ont véritablement accueilli les douze ancêtres royaux. D'autres devinrent sacrées par la suite pour diverses raisons (idoles royales, etc.). Collines et monarques ayant régné sur celles-ci : Ampandrana (Rafandrana) Merimanjaka (Rafohy et Rangita) Alasora (Andriamanelo) Ambohidrabiby (Ralambo) Antananarivo (Andrianjaka, Andriantsimitoviaminandriandehibe, Andriamasinavalona père et fils). Ambohimanga (Andriantsimitoviaminandriana et Andriambelomasina) Ambohimanambola (idole royale "Kelimalaza").
La plupart de ces collines sacrées continuent d'attirer de nombreuses personnes qui viennent prononcer des vœux ou ramasser un peu de terre sacrée.
Anatirova domine les vastes plaines du Betsimitatatra , un paysage de rizières irriguées par le Laniera et l’Ikopa et dont l'aménagement et les systèmes d'irrigation ont été mis en oeuvre par Andrianampoinimerina qui régna sur l'Imerina de 1787 à 1810. Tana surplombée par les ruines du palais de la reine, riche en lieux d'Histoire où chaque pierre a son message, ville cosmopolite portant ses maisons séculaires
sur les flancs de ses collines, une capitale qui a conservé dans certains quartiers, son charme d'autrefois, avec ses constructions traditionnelles de briques, ses allées ombragées, ses rues pavées sur les hauteurs des collines et ses innombrables recoins, qui évoquent plus une ville de province qu'une grande métropole moderne.
Située au milieu de l'axe nord-sud du pays, elle constitue réellement la porte d'entrée du tourisme malagasy. C'est là que convergent vols internationaux et nationaux, et ou vous transiterez pour réduire les distances d'une région à l'autre. Ses différents quartiers s’étagent à flanc de couteau dans un dédale d’escaliers, de ruelles, de ponts et de passerelles . Capitale verdoyante, ombragée de jacarandas et de frangipaniers, une ville où il fait bon se promener le jour. Malgré les fortes contraintes du site, la ville moderne s'est considérablement développée depuis les années 30.
L'installation d'une grande partie des ministères et la construction de l'hôtel Hilton à Anosy, puis celle du grand stade à Mahamasina, qui datent des années 70, ont renforcé la fonction des quartiers de la capitale. Les commerces restent majoritaires à Tsaralalana, Analakely et Antanimena, alors que le quartier d'Antaninarenina, avec ses magasins, ses banques, ses hôtels, ses administrations et sa grande animation, apparaît un peu comme le véritable centre-ville.
Antananarivo, la célèbre capitale, vous surprendra ou vous mettra mal à l'aise: la pollution urbaine qui prend des proportions inquiétantes, les embouteillages que connaissent certains quartiers, la mendicité qui est plus importante que dans n' importe ville du pays, l' insecurité qui règne des la tombée de la nuit dans certains quartiers, de nombreuses personnes mendient, à l'affût du moindre euro. Tana est le seul endroit perverti par l'argent.
C' est au XVIIIe siècle que s'est constitué le royaume qui donna naissance à l'Etat malagasy, lorsque le roi Andrianampoinimerina se fixa comme objectif d'unir tous les peuples de la Grande île. Sa devise qui devint la devise de la capitale est « Ny arivo lahy tsy maty indray andro » où « les milles hommes ne meurent pas en un jour ».
Depuis sa fondation sur la colline d’Analamanga, Antananarivo n’a cessé d’évoluer. Il était, tour à tour, capitale du Royaume Merina, du Royaume de Madagascar, de la Colonie de Madagascar et enfin de la République malgache. Sa transformation s’est faite à l’aune des différentes influences sociales, économiques, politiques et culturelles du pays. A l’heure actuelle, la partie qui incarne ce long passé d’Antananarivo est "La haute-ville " elle surplombe Antananarivo. La vue est y exceptionnelle et notamment celle qui est en direction de la grande plaine entourant la cité. En y marchant, on se croit visiter un musée à ciel ouvert. La quasi-totalité des différents types d’habitats y est présente. On y trouve encore les maisons traditionnelles en bois « trano kotona », en terre battue rouge pour conserver la chaleur notamment en hiver. L’exemple parfait est les deux jolies demeures d’Antsahatsiroa dont la date de construction remonte à plus d’un siècle. Et comme toutes les habitations anciennes, elles sont orientées nord-sud avec une ouverture à l’ouest. Certaines de ces demeures comportent de jolies vérandas introduites dans la ville vers le milieu du XIXe siècles par les Européens. Les « trano gasy », maison en brique cuite, y sont également nombreuses. Calquées sur les constructions rurales anglaises de l’ère victorienne, « cottage », elles symbolisent cette douceur de vivre à la malgache. En forme de T ou H, ces « trano sokera » comportent un ou deux étages.
La Haute Ville dont fait partie Andohalo est considérée comme le dépositaire de l’âme d’Antananarivo avec ses différents palais, ses églises en pierres de taille, ses vieilles demeures à colonnades, ses places. Chaque brique, chaque pierre est un morceau de mémoire. Andohalo, ayant également une vocation culturelle, était et reste un haut lieu de spiritualité. C’est là que la plupart des monuments historiques qui témoignent de sa riche histoire sont localisés.
Le Rova d’Antananarivo Son édification débuta en 1610, Érigé sur plus haute colline de la capitale, le Rova était représentatif d’un système défensif et honorifique en vigueur dans tout l’Imerina. Siège de la monarchie Merina, le Rova devait être une image d’un ordre idéal du monde.
Les différents successeurs du conquérant merina contribuèrent, tour à tour à l’agrandissement et à l’embellissement de cette « enceinte royale » s’attachant , au XIXè siècle, le concours d’architectes français et britanniques qui surent marier au style merina traditionnel, apports européens et asiatiques. Cette cité royale abritant une nécropole, des pavillons et plusieurs palais monumentaux. La restauration de ces édifices d’époques et de styles divers, symboles politiques et religieux de l’ancienne royauté est l’une des priorités de la délégation malgache auprès de l’Unesco.
Anatirova ou le Palais de la Reine (MANJAKAMIADANA)
L’image d’Antananarivo a été longtemps dominée par ce Palais qui matérialise l’entrée de l’influence européenne à Madagascar. il fut la résidence des rois et reines du 17e au 19e siècle Sa construction débuta en 1610.
Malheureusement, il n’en reste plus qu’une ruine surmontée des grues métalliques après son grave incendie 6 novembre 1995 qui réduisit ce haut lieu de l’histoire malgache à un tas de cendres. A l’origine, le palais était construit en bois par Jean Laborde pour la Reine Ranavalona I. Ce génie gascon, naufragé des côtes malgaches, a même su y acheminer l’eau courante par un système ingénieux d’aqueducs. . L'ensemble des palais construits sur le site du Rova d'Antananarivo ont été détruit durant cet incendie . De ce patrimoine culturel, il ne reste plus que quelques murs noircis par les flammes. Le palais est actuellement en phase de réhabilitation. On peut traduire Rova par camp fortifié, ou place forte, qui était entouré autrefois par une palissade faite de pieux de bois pointus. C'était également le lieu de résidence d'un prince ou d'un roi. Située au sommet d'une colline ou d'un rocher, sa situation privilégiée assurait un poste de défense et d'observation idéal et permettait de se retrancher en cas d'attaque. Jusqu'à la fin de la royauté, les tombeaux des souverains étaient bâtis dans l'enceinte du Rova.
La porte monumentale de Rova
La porte d'entrée du Rova est surmontée de l'emblème du "Voromahery" (l'aigle, qui est un oiseau puissant), symbole du pouvoir royal.
le Palais du Premier ministre.
Détruit par les flammes en 1976 et reconstruit en 1985. Il était le siège du Gouvernement du temps de Tsiranana. Et le théâtre des grands procès du temps de la VVS et du MDRM. Situé tout près de là , le musée Andafivaratra (musée du premier ministre) y sont rassemblés les collections récupérées après l’incendie du palais de la reine. On y trouve également quelques cadeaux offerts par les autorités françaises et britanniques à la nation malgache.
Le palais de justice de Ranavalona II
Il dresse sa silhouette néoclassique au lieu-dit Ambatondrafandrana (la «pierre des Rafandrana», du nom des trois premiers rois d’Antananarivo). Ce monument construit par Parret en 1881 remplaça une pierre sur laquelle les anciens rois prononçaient des discours et rendaient la justice. Son fronton, soutenu par des colonnes ioniques, est orné d’un motif sculpté dont les deux lances croisées symbolisent la justice royale. le Palais de la Justice, construit comme un temple romain avec ses colonnes doriques symbolise la maîtrise des techniques de construction à l’époque.
La maison de Jean Laborde
Située dans le quartier d'Andohalo, elle abrite aujourd’hui les studios de la radio de l'Alliance française et des expositions culturelles. C'est à son retour d'exil, en 1861, que Jean Laborde, nommé consul de France, fit bâtir cette maison, achevée en 1862. La concession de Jean Laborde surplombe le quartier de Mahamasina qui était alors un champ de manœuvres. Construite toute en bois et entourée d'une véranda, Jean Laborde aimait y recevoir ses amis. Il fit d'ailleurs bâtir en 1870 une autre maison située à proximité, nommée "Maromiditra" (où il y a beaucoup de visiteurs), pour y loger ses convives.
Le temple d’Ambohipotsy
Bâti en 1863, ce temple fut érigé à l'endroit où les chrétiens malgaches ont été suppliciés durant le règne de Ranavalona 1e. C'est l'architecte anglais William Pool qui en fut le maître d'œuvre. L'inauguration eut lieu le 17 novembre 1868 en présence de la Reine Ranavalona II et de son Premier Ministre. Ambohipotsy, c' est aussi un quartier privilégié de la haute ville d’Antananarivo Madagascar. De là on a une très belle vue panoramique de tout Tananarive d’Est en Ouest, l’endroit est très calme, idéal pour réaliser de très belles photos souvenirs.
Le temple d’Ampahamarinana
À l'ouest du Rova, Ce temple protestant surplombe tout Mahamasina. Situé à Ambohimanoro, en allant vers le Palais de la Reine.
La cathédrale d’Andohalo
Située à mi-chemin pour se rendre au Rova, vers le Palais de Manjakamiadana, la cathédrale catholique, avec ses deux clochers de trente mètres de hauteur, a pris la place d’une ancienne chapelle plus modeste. Le père Alphonse TAIX a conçu l’édifice. Sa première pierre fut posée le 8 mai 1873. La construction fût achevée le 17 décembre 1890. Cette Cathédrale de style gothique, décrétée « monument historique classé » en janvier 1964, est un témoin de l’histoire religieuse et politique de Madagascar. Andohalo fait partie de la haute ville d’Antananarivo, une place à la hauteur de son passé chargé d’histoire, perché à une hauteur de 1350 m, Andohalo laisse à Analamanga l’honneur de la plus haute colline de la capitale avec ses 1431 m d’altitude.
La cathédrale Saint Laurent
À Ambohimanoro, en allant vers le Rova, vous découvrirez la Cathédrale anglicane, une imposante construction médiévale, elle fut érigée à l’entrée sud-est de la Place d’Andohalo, en 1883.
Le tombeau du Premier Ministre Le Palais d’Ambohitsorohitra : situé en plein quartier administratif, près d'Antaninarenina, dans le quartier d'Isotry, construit en 1835 par Jean Laborde, construction d'inspiration hindoue. C'est un imposant monument funéraire, à l'image du pouvoir des Premiers Ministres qui dirigèrent le pays à la fin du XIXe siècle ( de Rainiharo 1835-1852, à Rainilaiarivony 1864-1895 ). Il abrite aujourd’hui les services de la Présidence mais était autrefois occupé par les gouverneurs.
Le palais d’Ambohitsorohitra En plein quartier administratif, près d'Antaninarenina. . Bel édifice ocre en pierre et brique, d’inspiration Renaissance conçu par Jully en 1890, il fut successivement la résidence et l’ambassade de France, puis la résidence de la république malgache jusqu’à l’inauguration du palais d’État d’Iavoloha. Il abrite actuellement les services de la Présidence.
Les Belvédères. La route qui longe le Rova dessert deux belvédères. Le premier, sous le palais de Reine, domine toute la capitale, d’Anosibe à Besarety. Le second, au bout de la rue du Docteur-Ralarosy, à Ambohipotsy, possède une table d’orientation. On peut ainsi identifier les collines sacrées et mesurer, du haut des 1 400 m de Manjakamiadana, combien les rizières et la ville s’interpénètrent.
Antaninarenina Antaninarenina fait partie de la haute ville d’Antananarivo, un endroit très calme avec son jardin, le grand escalier qui fait face au grand escalier d’Ambondrona, ses bijoutiers, ses ministères, situé juste à coté d’Antaninarenina, vous pourrez découvrir Isoraka et ses environs, ses hôtels, banques et rues dans Tananarive.
La Place de l'Indépendance Située juste en haut de l'escalier Ranavalona Ière ou escalier d'Antaninarenina., Joli jardin entretenu par les commerçants riverains, ombragé par les jacarandas et équipé de nombreux bancs, l'espace vert est un havre de paix et une escale rafraîchissante; dans l'allée centrale se trouvent la stèle de granit qui commémore l'indépendance de 1960 et le buste de Philibert Tsiranana, premier Président de la République.
LES ESCALIERS Constructions symboliques de la capitale, " les totobato d'analakely " permettent de descendre a l'avenue de l'independance. Les plus fréquentés sont les deux face à face , l'un relie Analakely et Antaninarenina, lieu de découverte de confectionneurs manuels de cachets a partir de résidus de caoutchouc, bordé d’échoppes d’opticiens, de fabricants et d’artisans passés maître dans l’art de la récupération. , l'autre Analakely Ambondrona. Le plus long est celui de reliant Mahamasina et qui permet d' aboutir a la cathédrale d'Andohalo
.L'escalier Razafindrazay Il a été bâti par les pères jésuites dans les années 1880 pour relier leurs installations de la haute et de la basse ville.Cet escalier de 480 marches serpente sur le flanc escarpé de la colline d'Ampamarinana. Appelé aussi Tsiafakantitra (que les vieux ne peuvent gravir), il offre dans sa partie supérieure une très belle vue sur la plaine.
Analakely ou petit forêt Analakely. Se situe sur le long de l’avenue de l’Indépendance au centre ville d’Antananarivo, lieu privilégié pour une promenade , ou tout simplement faire des petits achats. Vers 1900, les rizières et les marécages d’Analakely (« petite forêt ») furent asséchés pour permettre l’installation du Zoma, grand marché du vendredi alors établi à Antaninarenina, et la construction de la gare de Soarano. En 1997, quand Analakely a été reconstruit avec le concours de l’aide japonaise au développement, le Zoma a été transféré à Antanimena. Sur l' emplacement du célèbre marché, Il reste les Pavillons couverts de tuile à l'architecture typique. Certaines de ces constructions proposent des produits de l'artisanat malagasy. Circuler dans la pénombre de leurs allées étroites rappelle l' ambiance des souks arabes.
L'Avenue de l'Indépendance Tracée en 1912 pour relier les deux, pôles de la zone basse : le marché du Zoma et la Gare de Soarano. Elle prit sa forme actuelle en 1935. L'Avenue de l'Indépendance qui est une imposante artère bordée d’élégants immeubles à arcades, terrasses et pergolas conçus par l’architecte Cantalou dans les années 1930. S’y côtoient des banques, des boutiques, des Hôtels, le siège d’Air Madagascar, un marché artisanal, des bouquinistes et des lapidaires, L’avenue de Indépendance est prolongée au sud par l’Avenue du 26 JUIN 1960.Au Sud de l' avenue , est érigé un monument en souvenir de Jean Ralaimongo figure du nationalisme malagasy. A l' emplacement de l'Hôtel de Ville incendié en 1972 . a été aménagé un joli jardin très fréquenté. Le week-end, les îlots bitumés du milieu de l'Avenue deviennent un lieu d'attraction pour les enfants et les jeunes, avec des mini-voitures à essence, des mini-trains, des pistes de skate-board et les stands décorés des photographes.
La Gare de Soarano, située à l' extrémité nord de l' avenue de l’Indépendance, elle a été dessinée par Fouchard sur même style que les petites gares de France. Son fronton s'orne du second cadran public mis en service dans la capitale après celui de temple d'Ambatonakanga. La gare fût construite de 1908 en 1910 par l'entrepreneur Cornebois sur un terrain de remblayage, à l' emplacement d' une fontaine (Soarano = la bonne eau) , de là partent les trains de marchandises à destination de Toamasina (Tamatave), d’Ambatondrazaka et Antsirabe.
La Stèle de 1947 Monument érigé en 1987 à la mémoire des disparus de l'insurrection de 1947, et orné de bas relief représentant des personnages issus des diverses tribus de l'île. Cette stèle, flanquée de canons de bronze a remplacé la statue équestre du général Galliéni, pacificateur de Madagascar, qui était dressée à cet endroit jusqu'en 1960. Lui faisant face et en moins imposant se trouve le monument dédié aux martyrs chrétiens brûlés vifs à Arrachait.
Le Lac Anosy. Vestige du marais qui s’étendait jadis au pied de la colline d’Analamanga, situé au centre ville, vous pourrez vous balader autour de ce lac artificiel qui recueille les eaux de ruissellement des collines voisines et le trop plein de la rivière Ikopa vaut le détour " le lac Anosy" ombragé de jacarandas dont les fleurs violettes «pleurent» un suc parfumes lors de la floraison de novembre, tandis que de nombreux vorompotsy (hérons garde- bœufs) viennent se rafraîchir sur sa rive. Alors que James Cameron redessinait les contours du plan d’eau (actuellement en forme de coeur), Radama installa une poudrière sur l’îlot central. Par la suite, Jean Laborde y éleva un palais d’été pour Ranavalona Ière.
Bien plus tard en place des pavillons de plaisance on y édifia le monument de pierre surmonté d'une statue de la Victoire en bronze «l’Ange noir » qui a été récemment repeint de couleur argent, monument sculpté par Barberis et décoré par Perrin (1927), qui salue la mémoire des soldats malgaches morts pour la France en 1914-1918. A côté du Lac Anosy, découvrez ses environs, le marché du jeudi, le palais des sports, le stade Mahamasina.
Le lac Tsarasoatra - l' île aux oiseaux Situé à 4 km du centre de la ville capitale de Madagascar, Antananarivo,sur une superficie de 27 ha , le Parc de Tsarasaotra est un des sites Ramsar les plus petits. Le lac est une zone exceptionnelle au milieu d’un environnement urbanisé, le lac est un site d'observation de l'avifaune malgache reconnu par les institutions environnementales. servant à la reproduction et au refuge des oiseaux d’eau, en particulier des hérons et des canards qui se trouvent sur les hauts plateaux qui parcourent le centre du pays. Le lac est un refuge particulièrement important pendant la saison de chasse. Situé au milieu des camphriers et des Eucalyptus centenaires, avec une bordure de Graminées et des Cyperus et Juncus spp, Le Parc Tsarasaotra Alarobia renferme 14 espèces et sous-espèces endémiques d'oiseaux d’eaux. Trois de ces espèces sont globalement menacées, parmi elles figurent le Canard de Meller (Anas melleri) qui est en danger et le Grèbe malgache (vulnérable). Ce lac est le seul endroit connu qui concentre une population de Hérons crabiers de Madagascar Ardeola idae (en danger) sur les hauts plateaux malgaches.
Le lac et ses environs sont une propriété privée appartenant aux descendants d’Emile Ranarivelo qui l’ont achetée en 1896 aux descendants du Premier Ministre Rainilarivony, quand il fut exilé en Algérie. La famille Ranarivelo protège le site du mieux qu’elle peut et est en train d’étudier un plan d’aménagement pour régler les problèmes d’eutrophisation et d’érosion qui menacent le lac, afin d’améliorer la qualité des eaux et d’en augmenter la superficie.
Le stade de Mahamasina Sur une vaste esplanade qui avait servi de champ de manoeuvres aux troupes royales. Au nord du terrain de football, au pied des gradins, se trouve le « Vatomasina » (Pierre Sacrée), rocher sur lequel le roi Radama II avait été intronisé en 1861. Autrefois, ce lieu était utilisé pour les couronnements des rois et reines malgaches. Ils y faisaient leurs discours (kabary). Puis, il se transforma en hippodrome lors de la colonisation française. Aujourd’hui, le stade accueille régulièrement des concerts, des matchs de foot.En sus des manifestations sportives qui s'y déroulent, le stade est le site de la parade militaire de la fête de l'Indépendance, et de certaines manifestations culturelles, il est aussi le siège social du club bouliste. Le 26 juin 1960, le président Philbert Tsiranana y proclama solennellement l'indépendance de Madagascar. Les gradins de béton ont été construits sous la Révolution par des ingénieurs nord coréens pour recevoir les milliers de figurants des mouvements d'ensemble.
L'Ecole de Médecine de Befelatanana Bâtie en 1928 dans le style pavillon à arcades des Facultés de médecine du 19ème siècle français dans le but de remplacer la première école de médecine ouverte en 1897 dans la haute ville qui était devenue trop exiguë. Dans la cour centrale se dresse le buste du Dr Fontoynont qui dirigea l'école pendant 25 ans. Foyer du nationalisme et des mouvements de contestation depuis sa création.
L'ancienne Ecole Le Myre de Vilers Dans l'enceinte de l'actuelle Ecole Normale, en haut à l'Est, se trouvent les vieux bâtiments de l'Ecole le Myre de Vilers inaugurés en 1897.L'établissement forma le personnel auxiliaire colonial dans l'administration et l'enseignement. Ses bancs virent passer l'élite intellectuelle Malagasy de la colonisation et du début de l'indépendance, dont Philibert Tsiranana, premier président de la République Malagasy. La montée qui longe l'Ecole sur sa droite mène au quartier de Tsimbazaza avec ses lieux et bâtiments prestigieux tels la Mairie, le Parc Botanique et Zoologique, le Ministère de la Culture et du Tourisme, l'Académie Nationale Malgache. l'Assemblée Nationale.
Le Temple d'Ambatonakanga Domine du côté Nord les Quatre Chemins. Premier des temples commémoratifs, il a été bâti à l'emplacement d'une chapelle en bois où, lors des persécutions, furent détenus les chrétiens avant d'être suppliciés. Premier bâtiment en pierre de la capitale construit « pour les vivants » (pour les morts, ce fut le tombeau de Rainiharo) cet édifice inauguré en 1867 porte sur son clocher une horloge qui fut le premier cadran public mis en service à Antananarivo. Descendre vers Antaninarenina par la rue Ratsimilaho dite « rue des tailleurs ». Le Palais des Sport et de la Culture Erigé « pour concrétiser l'amitié du peuple de Chine Populaire et celui de Madagascar » il fut inauguré en 1997, c'est une grande bâtisse de béton et de verre à l'architecture moderniste. Dédiée aux sports de petit terrain et aux concerts, sa cour abrite aussi les salons et foires commerciales.
L'église Catholique Saint-Joseph Sa construction fut terminée en 1869, l'église compte parmi les plus anciens édifices culturels de la capitale. Pendant longtemps, sa façade de brique de style florentin servait à dissimuler le bâtiment de bois.
Le jardin d'Antanimbarinandriana Un espace vert aménagé à l'emplacement jadis des rizières de la Reine. Sous la colonisation et jusqu'aux années 1970 il servira de cadre aux Kermesses et foires de la capitale, dont celles de l'Armée.
Le quartier Administratif d'Ampefiloha - Anosy Bâti sur d'anciens marécages et rizières remblayées, c'est un quartier où l' on découvre des batiments d' architecture très différentes bâtiments ministériels, complexe hospitalier, grands hôtels, établissement scolaires, le Palais Vert du Sénat et le grand hôtel Hilton Madagascar, le batiment de l'administration domine avec ses façades repeintes et rajeunies à l'image du Palais de Justice. Au delà, Ampefiloha veille à son rôle de premier contact et de vitrine du centre en venant de la route digue. Aux larges ancres s'ajoute la touche futuriste d'immeubles comme celui des Assurances ARO, tout de verre et abritant entre autres Services le Guichet Unique des Investissements et du Développement des Entreprises (GUIDE).
Les 67 Ha Un des tous premiers contacts avec Antananarivo en venant de la route Digue, la Cité des 67 ha dans le premier arrondissement a été conçue dans les années 60 pour loger les sinistrés de la grande inondation de 1959 (rupture de la digue de l'Ikopa), puis les étudiants venus de toute l'île. Aujourd'hui la Cité vit et évolue à son rythme. Rien n'y est figé, globalisation et modernisation sont au rendez vous avec notamment la réfection et l'embellissement de son principal axe routier d'Andohatapenaka à Antohomadinika, ainsi que la multiplication de bons petits restaurants très fréquentés. Véritable point de convergence de toutes les ethnies et de toutes les régions de Madagascar, la cité est un carrefour et un creuset à la fois humain et économique tout simplement incontournable.
Les Musées .
Centre d’art et d’Archéologie – ANALAKELY Exposition d’objets anciens. Ouvert du lundi au vendredi de 08h à 11h 30 et de 14h à 16h
Le Musée National de géologie – AMPANDRIANOMBY Exposition de pierres et de minerais. Ouvert du lundi au vendredi de 08h à 11h et de 14h à 16h
Le Musée d'Art et d'Archéologie de l’université de Madagascar Dans une jolie maison de brique, il renferme une intéressante collection d'objets ethnographiques et archéologiques. Exposition d’artisanat traditionnel. Cet établissement qui relève de l'Université donne un aperçu des recherches archéologiques dans l'île, Ouvert du lundi au vendredi de 08h à 11h 30 et de 16h à 17h.
Les tunnels.
Le Tunnel d'Ambohidahy Creusé de 1914 à 1924, le tunnel relie le centre ville aux quartiers du Sud. Creusé après la construction de la gare de Soarano en 1910, le tunnel prolongeait au coeur même de la capitale les grands travaux des ingénieurs français qui venaient d achever le chemin de-fer Tananarive-Côte Est. le but étant d' édifier les foules de la capitale sur le génie de la France.
Le Tunnel D'ambanidia Percé de 1932 à 1937 pour donner un accès plus facile aux quartiers de l'Est, séparés du centre ville par la masse de la colline de Faravohitra.Ce tunnel de 137 m de long est le second et dernier aménagé dans la capitale après celui d'Ambohidahy.
Les marchés Les marchés malgaches sont un patrimoine vivant. C'est l'héritage de réformes politiques successives à partir du XVIIIème pour une population active qui, à 80 % vend pour vivre. Destinés alors à permettre aux petites gens de se faire des revenus, les marchés étaient aussi prospères par la consommation des notables, stimulée par édits royaux. Délaissés en fin de siècle par l'urbanisme commercial public, ils constituent pourtant un des principaux ancrages de la créativité artisanale et gastronomique ainsi que des cultures populaires de subsistance. Ces marchés offrent plusieurs et divers articles de toute beauté à des prix raisonnable que l’ on peut marchander.
Les marchés traditionnels . Du temps des rois chaque jour de la semaine (sauf le dimanche) chaque quartier de la ville accueillait le marché Cette tradition est encore gardée de nos jours et ou y trouve de tous partant des légumes, fruits, meubles, brocantes et habillement
Lundi à Ambohimanarina
Mardi à Besarety
Mercredi à Andravoahangy
Jeudi le plus grand est à Mahamasina
vendredi (le zoma) supprimé est maintenant reparti a des endroits différents, au marche de pochard Saorano près de la gare lieu de prédilection des tailleurs de pierre, ébénistes, artisanat et confection a la petite vitesse, fruits, légumes, boucherie, plantes médicinales, brodeurs et autres artisans.
Aux pavillons Analakely avec leurs fameux toits en tuiles ou y trouve de tout habillement, artisanat, produit alimentaire, boucheries….Le marché aux fleurs : Situé sur la rive sud du lac Anosy un marché aux fleurs pittoresque donne un aperçu de la flore de l'île.
samedi à Isotry
Les marchés de l' artisanat malgache .
Le marché de la route digue (route de l’Aéroport international Ivato) Ouvert tous les jours .Lieu de passage obligé des touristes, vous pourrez y trouver tout sur l'artisanat malgache: du papier Antaimoro aux sculptures Zafimaniry et bien d'autres divers articles.
Le marché d'Andravoahangy au Nord-Est de la ville ou sont regroupés des centaines de vendeurs de divers produits : vêtements, chaussures, viandes, légumes, artisanat, etc.
Le village artisanat du coume et marchés CENAM et IVOARA au 67 ha
Les nombreuses boutiques artisanats se trouvent en ville ou en périphérie méritent un détour car la plus part offrent des produit originaux voire de haute gamme.
L'ancien Zoma. Le marché du Zoma est un marché public de la ville d'Antananarivo, la capitale malgache. Il a été baptisé ainsi parce que ce marché hebdomadaire ayant lieu le vendredi, « Zoma » voulant dire « vendredi »
L'histoire du marché du Zoma est riche en péripéties depuis qu'il a été instauré au cours du XVIIIe siècle, à l'époque des rois, institué par Andrianampoinimerina comme centre de négoce de zébus, de bois et de pierres. Des pavillons furent construits sur une partie de la ville basse d'Analakely dans le but d'abriter les commerçants. D'autres tables ornées de parasols blancs étaient installées sur l'Esplanade.En 1926, ses échoppes de bois firent place à une série de pavillons de brique à auvent, alignés le long d’allées en ciment longues de 900 m. On le déplaça à plusieurs reprises avant de s’installer à Analakely.Après l’indépendance, le marché devait s’étendre progressivement à tout le quartier d’Analakely, devenant l’un des plus grands marchés du monde, et ne plus se limiter au jour du vendredi. Le marché du Zoma offrait une très belle image de la ville d'Antananarivo. Le vendredi, des paysans se ruaient pour amener leurs produits sur le marché, tandis que d'autres gens venus de plusieurs villages ne voulaient pour rien au monde rater cette journée connue pour être festive.
Faune et Flore à Antananarivo
Le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, s'étent sur 27 ha, le parc est ouvert au public tous les jours de 10h à 17h sauf le lundi, il vous offrira un avant-goût de Madagascar car c' est un habitat zoologique hébergeant la faune exceptionnelle de la grande île.
Vous y trouverez également un Arborétum parc botanique abritant l'immense flore de Madagascar, y découvrirez une grande partie de plantes endémiques de la Grande Île, une Palmeraie réunissant 110 espèces malgaches et étrangères , le Ravinala : arbre du voyageur – emblème de l’île , Baobabs, Aloès, raphias, Plantes xérophiles...
Vous pourrez observer dans le Parc zoologique la Faune endémique de l' île rouge avec 21 des 35 espèces de lémuriens , oiseaux comme l'aigle de Madagascar, des aigrettes, des hérons, des tortues et des centaines d’oiseaux aquatiques. Le Vivarium et ses Reptiles endémiques , lézards, caméléons.
Le parc comprend en son centre un musée qui regroupe quelques vestiges culturels et naturels rares visible dans son Musée paléontologique des ossements et restes fossilisés issus de fouilles effectuées sur l’île, des œufs d’Aepyornis (gigantesque oiseau préhistorique de 3m , poids 500kg , œufs de 7 à 9 litres).Une collection : papillons naturalisés et un Musée ethnographique : Histoire des apports humains ayant donné naissance à la culture malgache. Un hall très sombre à été aménagé pour permettre aux visiteurs de découvrir les différentes espèces de lemuriens nocturnes dont le très rare aye aye.
La ferme des crocodiles Le croc ferme a Ivato, situé à 5mn de l’aéroport d’Ivato, parc privé spécialise dans l'élevage de crocodiles et la fabrication des artisans peau de crocodile la ferme des crocodiles, c'est un centre d'élevage de crocodiles. Vous pourrez y apprécier l'art culinaire exceptionnel mettant en évidence des recettes à base de viande de crocodiles. Vous découvrirez différentes essences d’arbres de la forêt malgache, y observerez des lémuriens en liberté, des espèces particulières de caméléons ou de grenouilles. Ouvert au public tous les jours de 9h à 17h.
Le Parc Gasikara de l'Hôtel le Carat à Ambatofotsy de 3 ha découverte de la faune et de laflore,
Le Parc Tsarasaotra d'une superficie de 27 ha .Le parc aux oiseaux situé à Alarobia appartenant à la famille Ranarivelo. Classé site RAMSAR, il abrite plusieurs éspèces d'oiseaux, y compris les éspèces migratoires.
Le Lemur's Parc, situé à une vingtaine de km hors de la ville sur la RN1. Lemurs'Park est une réserve privée de lémuriens, œuvrant pour la conservation de l'environnement Malgache. , Lemurs'Park est la seule réserve de Madagascar où vous pouvez observer 9 espèces de lémuriens en totale liberté.
Remarques : Cet itinéraire se parcourt sans problème à pied ou en voiture légère , se faire accompagner par un guide local est recommandé.
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