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Chronologie politique de Madagascar

De 1990 à nos jours

1990 : Début d'un mouvement de contestation. Grèves à répétition des étudiants. Le 13 mai, tentative de coup d'état .


# La crise économique latente depuis le milieu de la décennie 80 provoque des mécontentements de plus en plus forts au sein de la société, sur fond de bouleversements dans le monde, notamment les transformations dans le monde socialiste. L’opposition intérieure se mobilise de plus en plus et en juin 1991, 16 partis et groupements syndicaux créent un comité des forces vives (CFV) pour obtenir un changement de régime. La CFV organise des manifestations de rue qui regroupent des centaines de milliers de personnes. Elle désigne également un Président de la République, un Premier ministre, et un gouvernement parallèle. Le pouvoir décrète l’état d’urgence et les manifestations se soldent à plusieurs reprises par des dizaines de morts, l’armée tirant sur la foule. #


 1991 : En juin. Soulèvement populaire et état d' urgence . Manifestations pour obtenir l’abrogation de la Constitution socialiste de 1975 .
Didier Ratsikara fait tirer sur la foule manifestant devant son palais , bilan 31 morts, une centaine selon l' opposition . Ce massacre des manifestants lors de la marche sur le Palais Présidentiel de Iavoloha provoquera l'éviction du Président Didier Ratsiraka pendant 6 ans.

1991 : En juillet, grève générale illimitée. L’opposition se regroupe sous le nom de " Comité des forces vives ", et nomme comme président (Jean Rakotoharison) et (Albert Zafy) Premier ministre de transition. Le 22 juillet, État d’urgence.

1991 : En août, le 8 août, Guy Willy Razanamasy est nommé au poste de Premier ministre. Le 10 août, une manifestation nommée " Marche de la liberté " est violemment réprimée par les forces de l’ordre.

1991 : Suite à l' accord du 31 octobre entre toutes les forces politiques. Albert Zafy est nommé pour une période de 18 mois, Président de la Haute Autorité de l’État pour la transition vers la troisième République, présidée par Albert Zafy. Didier Ratsiraka demeure chef de l'Etat en tant que symbole de l'unité nationale, mais Albert Zafy conduit l'essentiel des affaires du pays.

1992 : la nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Le Général Gabriel RAMANANTSOA prend le pouvoir et entreprend une grande campagne de malgachisation.

1993 : Première élection libre Didier Ratsikara (33,26 %) est battu par Albert Zafy (66,74 %) . Début de la IIIieme république. Élection de Francisque Ravony comme Premier ministre par le Parlement.

1994 : Madagascar devient membre du Marché commun de l'Afrique australe et orientale (Comesa).

Février 1994: le cyclone Geralda fait 300 morts et 350 000 sans-abris.

1995 : Référendum permettant une modification constitutionnelle laissant au chef de l’État le choix du Premier ministre. Suite a ce référendum Francisque Ravony démissionne le 13 octobre . Emmanuel Rakotovahiny, président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) est nommé premier ministre .La tâche des nouvelles autorités civiles est rendue plus difficile par la situation économique, laquelle a nourri le conflit entre le président Zafy, son Premier ministre et les institutions de Bretton-Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international). La popularité des dirigeants malgaches a été entamée par des affaires financières, liées au "financement parallèle" de la dette.

1996 : Suite au vote à l'Assemblée Nationale d'une motion de censure contre le gouvernement est adoptée à la majorité, le gouvernement démissionnera le 20 mai. Le 5 septembre, de plus en plus critiqué pour sa personnalisation du pouvoir, Albert Zafy est destitué par la Haute cour constitutionnelle. Le 5 juin, M. Norbert Ratsirahonana, président de la Haute Cour constitutionnelle, est nommé Premier ministre.

1996 : Destitution du Président de la République par la Haute Cour constitutionnelle, Norbert Ratsirahonana est nommé Chef de l’État par intérim. Des élections présidentielles auront lieu en décembre. La destruction, par un incendie, du palais de la reine à Antananarivo - symbole national - a relancé l'agitation politique.

1997 : le 31 janvier, Didier Ratsikara est réélu président de la république, il remporte de justesse l'élection présidentielle anticipée, avec 50,7% des suffrages contre 49,3% à Albert Zafy. Le 21 février, il nommera Pascal Rakotomavo Premier ministre. En mai adoption par l'Assemblée nationale d' une loi rendant obligatoire la présentation d' une carte nationale d'identité pour toutes les élections.

1997 : du 1 août au 6 novembre, embargo de l'Union Européenne sur la viande et les produits halieutiques de Madagascar.

1998 : Didier Ratsikara fait adopter par référendum une réforme constitutionnelle qui lui confère plus de pouvoir. La réforme est adoptée à une faible majorité (50,96 %). les Malgaches approuvent de justesse cette nouvelle constitution qui introduit la décentralisation. Le 23 juillet, nomination au poste de Premier ministre de Tantely Andrianarivo. En Mai l'Alliance pour la rénovation de Madagascar (Arema), le parti du président Ratsiraka, n'obtient que 62 sièges sur 150 lors des élections législatives.

1999 : L' industriel Marc Ravalomanana est élu maire d' Antananarivo .

2000 : le 3 décembre, Premières élections provinciales. Forte abstention pour l'élection des 336 conseillers qui devront élire les gouverneurs des six futures provinces autonomes. Victoire de l'AREMA, le parti au pouvoir qui remporte la majorité des municipalités lors des élections locales d'octobre. sauf à Antananarivo.

2001 : Marc Ravalomanana maire d' Antananarivo annonce sa candidature au prochaines élections présidentielles . ( En Savoir plus ).

2001 : Le 18 mars, l'Arema remporte la majorité des sièges de sénateurs élus par les grands électeurs.

2001 : 10 juin, Didier Ratsiraka nomme dix fidèles aux postes de gouverneurs de province.

2001 : Au premier tour des élections présidentielles du 17 décembre, Élection Législative remportée par le parti (Tiako i Madagasikara) du Président. Ravalomanana .
Le maire d'Antananarivo qui aurait battu Didier Ratsikara, , les résultats font l'objet de contestations entre Didier RATSIRAKA et Marc RAVALOMANANA,

2001 : 22 décembre, Marc Ravalomanana organise une manifestation pour «célébrer le Noël de la victoire». Les résultats partiels le créditent de 46,71% des suffrages, contre 40,62% à Didier Ratsiraka.

2002 : Janvier, début d'une série de manifestations qui rassemblent chaque jour des centaines de milliers de partisans de l'opposition dans la capitale.

2002 : Le 8 janvier, violents affrontements, de nombreux blessés et voitures incendiées, Marc Ravalomanana s' auto proclame président le 22 février et refuse le deuxième tour. Début d'une crise politique, qui aura d'importantes répercussions sur le plan économique. En décembre le parti du président Marc Ravalomanana remporte 132 des 160 sièges de l' assemblée nationale , ce scrutin confirmera la légitimité du nouveau chef de l' état.

2002 : Le 25 janvier. La haute cour constitutionnelle doit entériner les résultats . la Haute Cour constitutionnelle proclame officiellement Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,89% à Ratsiraka, et convoque un second tour.
L'équipe de Ravalomanana estimant, que leur candidat a obtenu plus de la moitié des voix , rejette le résultat et appelle à la grève générale illimitée .

2002 : le 8 février. Les partisans du président Ratsiraka dressent sur la route reliant Antananarivo au port de Toamasina, fief de Ratsiraka ,les premiers barrages afin d'isoler la capitale . C'est le début du bras fer et de quelques tentatives de négociations entre les deux présidents et ses partisans.

2002 : Le 22 février: Marc Ravalomanana s'auto proclame président. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour «avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant. L'OUA, la France, la présidence espagnole de l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis condamnent l'opération. Dans la soirée, le président Ratsiraka décrète l'état d'urgence.

2002 : Le 26 février Mr Jacques Sylla est nommé au poste de Premier Ministre par le Président Marc Ravalomanana. Le pays a ainsi deux gouvernements parallèles.

2002 : Le 18 avril, un accord est conclu à Dakar entre Ratsiraka et Ravalomanana, prévoyant la mise en place d'un gouvernement de réconciliation.

2002 : Le 29 avril, La Haute cour constitutionnelle (HCC), entérine et proclame Marc Ramalomanana élu avec 51,4% des voix, contre 35,9% à Didier Ratsiraka, au premier tour de la présidentielle du 16 décembre.

2002 : Le 6 mai, Cérémonie d' investiture de Marc Ravalomanana président de Madagascar, en présence de plusieurs représentants de la communauté internationale.

2002 : le 27 mai, L'armée s'empare des bureaux du premier ministre de Didier Ratsiraka pour y installer Jacques Sylla.

2002 : Le 26 juin. Reconnaissance par les États Unis d'Amérique du mandat présidentiel de Ravalomanana.

2002 : Juillet, Reconnaissance par la France du mandat présidentiel de Ravalomanana.

2002 : Le 15 décembre, le parti du président Marc Ravalomanana, "J'aime Madagascar", remporte avec ses alliés 132 des 160 sièges de l'Assemblée nationale. Marc Ravalomanana engage une politique de privatisations et d'ouverture de l'ïle aux capitaux étrangers.

2002 : Juillet Didier Ratsiraka quitte définitivement Madagascar pour l' exil en France. L' armée continue à rétablir , militairement , la loi de la république dans les villes et les provinces embrigadées par les partisans de Ratsiraka.

2003 : Le 6 août, l' ancien président, Mr Didier Ratsiraka, est condamné , par contumace, à dix ans de travaux forcés par une cour criminelle ordinaire d'Antananarivo pour détournement de deniers publics.

2003 : Novembre, le parti présidentiel remporte les élections municipales.

2004 : En décembre, changement de monnaie l' arary remplace le franc malgache.

2006 : Le 3 décembre Marc Ravolomanana est réélu président de la république malgache au premier tour des élections pour un nouveau mandat présidentiel de 5 ans.

2007 : Le 20 janvier. Nomination de Mr Charles Rabemananjara ancien Ministre de l'Intérieur au poste de Premier Ministre en lieu et place de Mr Jacques Sylla.

2007 : Le 4 avril. Adoption par référendum des nouvelles dispositions de la révision constitutionnelle proposée par le Président Marc Ravalomanana. Les électeurs votent à 75% pour cette réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir présidentiel, fait de l'anglais la troisième langue officielle (avec le français et le malgache) et supprime de la Constitution le terme d'« État laïc ».

2007 : Le 23 septembre : le parti présidentiel malgache remporte les élections législatives avec 106 députés sur 127, ces élections seront marquées par une abstention proche des 80 %.

2007 : Le 12 décembre : élection d'Andry Rajoelina à la mairie d'Antananarivo.

2008 Février : le passage du cyclone Ivan fait plus de 90 victimes et près de 190 000 sans-abris.

2008 : Mars, Extraction des premiers barils de pétrole bitumineux dans le cadre d'un projet de prospection à Tsimiroro, à 560 kilomètres à l'ouest d'Antananarivo.

2008 : Juillet, un contrat est passé avec le groupe Daewoo pour la location, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, de quelque 1,3 million d'hectares de terres agricoles destinées à produire 4 millions de tonnes de maïs et 500 000 tonnes d'huile de palme.

2008 : Le 13 décembre: le gouvernement fait fermer la chaîne de télévision du maire de la capitale, Andry Rajoelina, après la diffusion d'une interview de l'ex-président Didier Ratsiraka exilé en France.


                      Janvier 2009 - Guerre des chefs à Madagascar

2009 : Le 26 janvier, RADIO VIVA propriété du maire d' Antananarivo Andry Rajoelina est fermée par des mercenaires, suite a la diffusion d' un interview de Didier Ratsiraka, ( cet événement sera le point de départ d' émeutes sanglantes ).

2009 : Le 26 janvier : le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, appelle à une grève générale contre la «dictature» du président Ravalomanana. Plusieurs manifestations contre le président tournent à l'émeute dans la capitale malgache, faisant plus de 80 de victimes.

2009 : Le 2 février, Andry Rajoelina s' auto-proclamé en charge des affaires nationales du pays.

2009 : Le 3 février : Andry Rajoelina, qui avait déposé la veille une demande de destitution du président, est lui même démis de ses fonctions de maire par le ministère de l'Intérieur.

2009 : le 7 février :
Bras de fer entre le président Ravalomanana et Andry Rajoelina après la manifestation qui a dégénéré. Plus de vingt personnes ont été tuées par des tirs en provenance du palais présidentiel vers lequel se dirigeaient des partisans d'Andry Rajoelina, l ’ex-maire de la capitale malgache destitué par le président de la République

2009 : Le 9 février, démission de La ministre de la défense de Madagascar, Cécile Manorohanta, après la répression d'une manifestation par la garde présidentielle durant laquelle 28 personnes ont été tuées. Le conseil des ministres avalise la démission de la ministre de la défense et nomme son successeur, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, jusqu'à présent directeur de cabinet militaire auprès de la présidence.

2009 : Le 19 février , après 3 jours de manifestations et de tentatives infructueuses, les "ministres" nommés par Andry Rajoelina sont entrés jeudi dans les ministères de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure, de l'Education et de l'Aménagement du territoire, et y ont installé "leurs" ministères du gouvernement de la "Haute autorité de transition" (HAT).

2009 : Le 20 février , de nuit, les forces de l’ordre ont repris le contrôle des quatre ministères. Elles ont surpris les « andrimaso » ou les personnes chargées la garde de ces lieux que les manifestants venaient d’investir le 19 février.

2009 : Le 17 mars, démission de Marc Ravalomanana Il confie les fonctions de président de la République et de premier ministre à un directoire militaire présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson.

2009 : Le 17 mars , Le directoire militaire confie dans la soirée du 17 mars 2009 les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina pour effectuer la transition politique.

2009 : Le 21 Mars , cérémonie officielle d'installation du président de la Haute Autorité de Transition H.A.T. dans un stade de Mahamasina . Andry Rajoelina prête serment et a reçoit le cordon de président même s'il n'en a pas le titre mais il en a les pouvoirs.

Articles de presses et plus d'infos sur les événements 2009 et 2010 sur le forum Madagascarica rubrique " Troubles politiques et émeutes de 2009"==> : ICI


Chronologie politique de 1500 à 1850

 Chronologie politique de 1850 à 1930

Chronologie politique de 1930 à 1990


En savoir plus sur :

L' histoire de Madagascar : http://ile-bourbon.net/Madagascar/sommaire.htm

Sur les armoiries de Madagascar : http://blasonmada.canalblog.com/

 

 

        

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