Chronologie politique de Madagascar
De 1930 à 1990
1938 : Élargissement de l' accession des Malgaches aux droits du citoyen français . Plan de mobilisation de la production agricole à Madagascar. Retour des cendres de Ranavalona III à Tananarive.
1942 : Le 5 mai 1942, deux ans après la débâcle française face à l'armée allemande, les Britanniques, craignant que le Japon ne s'emparât de Madagascar - alors aux mains du gouvernement de Vichy - envoya dans l'île un corps expéditionnaire - débarquement britannique à Diégo-Suarez . Bataille de Diego Suarez . Le 23 septembre, occupation d ‘ Antananarivo par les Britanniques . Le 14 décembre, accord De Gaulle Eden à Londres sur l’administration de Madagascar .
1943 : Les anglais remettent le contrôle de l'île au gouvernement de la France libre.
1944 : Décret réformant les collectivités malgaches Armistice .
1946 : Madagascar devient territoire d' outre mer, à partir de cette date, le combat pour la restauration de l’indépendance est mené par le MDRM ( Mouvement démocratique de la rénovation malgache). En avril, proposition de loi de Ravoahangy et de Raseta à l’Assemlée constituante pour l’érection de Madagascar en État libre. En septembre, adoption de la Constitution de la IV° République (Union française).
1946 : les Français encouragent le développement du PADESM ; le parti des déshérité de Madagascar un parti anti-indépendantiste regroupant uniquement les " Mainty-enindreny" et "les tanindrana" ou côtiers. Un gouvernement fédératif fut instauré les représentants du mouvement de rénovation malgache (M.D.R.M), ce qui provoqua une sévère répression en 1947.
1947 : En date du 29 mars, insurrection contre les colonisateurs français dans toute l'île. Éclatement de la rébellion en plusieurs points de l’île. La répression française ces soixante-quatre ans de colonisation fait plusieurs milliers de victimes malgaches . elle voit diverses tentatives pour recouvrer l’indépendance. La plus sanglante, celle de cette année 47 se soldera par près de 80.000 morts, presque tous malgaches. Dissolution du MDRM par les autorités françaises. Paris avait alors envoyé des troupes pour mater un soulèvement populaire contre les colons français. Historique dans le processus de décolonisation, cette date n’en a pas moins été occultée pendant longtemps par les gouvernements malgaches et français. Pendant plus d’un mois et dans le plus grand silence, la répression fait des milliers de victimes. Exécutions sommaires, tortures, incendies de villages : l’armée française testait une nouvelle technique de « guerre psychologique », jetant des suspects du haut des avions pour terroriser la population. Si la France a rayé ce douloureux épisode de sa mémoire collective, il est resté fortement ancré dans les esprits malgaches.
1948 : Après les événements de 1947, tous les partis sont dissous Création du FIDES (Fonds d’Investissements pour le Développement Économique et Social).
1952 : En france depuis 1947, l'année 1952 marquera le retour de Philibert Tsiranana à Madagascar. Il est un des fondateurs du parti des déshérités de Madagascar (PA.DES.M.). Cette formation, appuyée par l'administration coloniale, était, en fait, surtout destinée à contrebalancer l'influence grandissante du nationalisme malgache à travers le M.D.R.M. Il prend ses distances avec ceux des dirigeants du PA.DES.M. qui sont inféodés à l'administration et aux colons et se rapproche des nationalistes modérés partisans de l'autonomie de l'île.
1953 : Déclaration des Évêques de Madagascar en faveur de l’indépendance .
1956 : le 23 juin, Madagascar est déclarée territoire d’outre-mer autonome par la loi-cadre Defferre de 1956. Elle marque la reprise de la vie politique. Elle met en place une nouvelle organisation politique à Madagascar.
- Proclamation du suffrage universel
- Création de la 6ème province (Diégo-Suarez) et de ses assemblées provinciales
- Naissance d’une assemblée législative dont le siège est à Antananarivo
- Formation du conseil du gouvernement malgache. Le haut commissaire de la république française est le président de ce conseil. Son vice-président est Philibert TSIRANANA.
- La France conserve les postes clefs comme la police, l’armée, les finances et la politique étrangère
1956 : Philibert Tsiranana est élu député et s'apparente à la S.F.I.O. A ce titre, il intervient pour demander l'abrogation de la loi « d'annexion ». Chargé de réorganiser la fédération malgache de la S.F.I.O. avec l'aide du syndicaliste Georges Bourrel, il fonde, en 1956, à partir des sections locales de celle-ci, le parti social démocrate de Madagascar (P.S.D.).
1957 : Philibert Tsiranana est nommé Vice Président du conseil de gouvernement.
Haut de page
1958 : Madagascar organise un référendum d’autodétermination en septembre 1958, ce référendum a été organisé à propos du choix de Madagascar entre "L’indépendance totale" ou "L’indépendance dans la communauté française ", les Malgaches choisissent l’indépendance dans la communauté française. . Le 14 octobre, proclamation de la République autonome Malgache .« Demain, vous serez de nouveau un État, comme vous l’étiez lorsque ce palais était habité », leur déclare le général de Gaulle, en visite dans la capitale malgache, en août 1958. Abrogation de la loi d’annexion.
1958 : Le 16 octobre, le drapeau (Fotsy - Mena - Maintso) et l’hymne national malgache sont créés.
1959 : Philibert Tsiranana accède à la Présidence de la République Malgache contre M. Norbert Zafimahova, président de l'Assemblée, son élection est favorisée par une ascension politique qu'a facilitée l'arrivée à Madagascar de M. Soucadeaux comme haut-commissaire.
1960 : Le 26 juin, après 65 ans de domination française, proclamation de l' indépendance, Madagascar signe sa déclaration d’indépendance avec la métropole française. "Une liberté cueillie en douceur " selon les termes du premier président de l’île, Philibert Tsiranana. Seul Jean Foyer, secrétaire d’État chargé des Relations avec la communauté au cabinet du Premier ministre Michel Debré, a fait le déplacement. La France suit l’événement de loin. Comme elle l’a, en quelque sorte, toujours fait , instauration d' un gouvernement colonial dirigé par Joseph Galliéni, Philibert Tsiranana est élu président de la république. Il autorise les Français à garder le contrôle des institutions commerciales et financières et à maintenir des bases militaires sur l'ile. Lasse de la guerre d’Indochine, la France du Général de Gaulle finit par accorder cette indépendance tant désirée par la population. La première République. L’élite urbaine malgache restera très attachée à l’influence occidentale et aux valeurs chrétiennes françaises. Un héritage colonial que le premier président Tsiranana tentera de maintenir coûte que coûte, et qui accentuera l’écart entre la population d’Antananarivo et celle des provinces. Aux premiers jours de la nouvelle République , un processus de réconciliation est mis en œuvre. Car les liens qui relient Madagascar à la France restent très forts. Pour preuve, dans la déclaration d’indépendance de 1960, les deux pays s’engagent à ce que « l’amitié traditionnelle reste intacte », et scellent une étroite coopération culturelle, économique et militaire. Tsiranana obtient la libération des rebelles de l’insurrection de 1947, rassurant ainsi les leaders nationalistes. Jugée par tous comme une période de néocolonialisme ( nouvelle forme de colonisation ), ne durera que jusqu’en 1972.
1960 : Le 20 juillet retour des exilés de 1947.
1960 : Le 21 septembre, Admission de Madagascar à l’O.N.U.
1967: Premières révoltes paysannes dans le sud du pays.
1965: Réélection à la présidence de Philibert Tsiranana (du PSD, le Parti social démocrate) par suffrage universel. Élections législatives et victoire du PSD.
1971 : En avril, troubles dans le Sud, révolte des Paysans . Réprimée dans le sang par le Président Tsiranana & le Colonel Richard Ratsimandrava Chef d'Etat Major de la Gendarmerie. Dissolution du MONIMA (" Madagascar aux Malgaches ") tenu pour responsable. M. André Resampa, vice-président, est accusé de complot avec les Etats-Unis et arrêté le 1er juin .
1972 : En janvier réélection de Philibert Tsiranana qui démissionnera en mai suite aux manifestations et à la pression du peuple et à la révolte estudiantine qui incendie de l’hôtel de ville massivement appuyée par les lycéens et le monde ouvrier de la province de Tananarive, grèves générales à Tananarive, ce qui aboutira à la chute du régime, la gestion du pays sera confiée a l' armée au général Ramantsoa chef de l' état major. Vient alors une transition de trois ans au cours de laquelle la population confie les rênes du pouvoir au Conseil suprême de la révolution (CSR) chapeauté par l’armée Directoire militaire .
1972 : le 8 octobre, Référendum à l’initiative du général Ramanantsoa pour son maintien au pouvoir pendant 5 ans, de1972 à 1975 : le président Tsiranana est désavoué.
1973 : En janvier, ouverture à Paris de négociations pour la révision des accords franco-malgaches. En février, manifestations contre la malgachisation. En mars, restructuration rurale : mise en place des Fokonolona. En mai, Madagascar quitte la zone franc . En juin, La délégation malgache dirigée par le Capitaine de Frégate Didier Ratsiraka , Ministre des Affaires Étrangères signe les nouveaux accords de coopération franco-malgaches . En Septembre, les forces françaises présentes sur l’île seront évacuées. .
1974 : En décembre, tentative de coup d’état du colonel Rajaonarison.
1975 : En février, le général Ramanantsoa ne réussissant pas à affermir son autorité et, confronté à l’aggravation des troubles et au risque d’éclatement du pays, confiera les rennes du pouvoir au colonel Richard Ratsimandrava qui prendra la direction du pays et ceci au dépend de son populaire Ministre des Affaires Étrangères le Capitaine de Frégate Didier Ratsiraka.
1975 : Le 11 février, six jours après son arrivée au pouvoir, assassinat du colonel Richard Ratsimandrava par des éléments du Groupe mobile de police (GMP) et prise du pouvoir par un directoire militaire dirigé par le Général Gilles Andriamahazo ..
1975 : De février à juin Gilles Andriamahazo devient président de la République : institution d'un directoire militaire. .
1975 : Le 14 juin, le capitaine de frégate Didier Ratsikara s' empare du pouvoir et met en place une politique " Radicale Socialiste ". Le directoire militaire est remplacé par un Conseil supérieur de la révolution. Nomination par le Directoire Militaire du Capitaine de Frégate Didier Ratsiraka comme Président de ce Conseil Suprême de la Révolution , Chef du gouvernement et de l’État
1975 : Le 21 décembre par référendum, approbation de la charte de la révolution socialiste, adoption de la nouvelle Constitution instituant la Deuxième République sous la présidence de Didier Ratsiraka. La charte nationale de la révolution malagasy, le «livre rouge» (boki mena en malgache) prône l'entrée du pays dans le camp socialiste.
1975 : Le 30 décembre, proclamation de la " République démocratique de Madagascar " , deux partis politiques uniques sont créés, l' A.R.E.M.A. et le parti d'opposition le F.N.D.R. M. Tsiranana, face au climat politique, propose la création d'un « conseil des sages » sous sa présidence, puis, suite à une fin de non-recevoir, refuse de mener campagne pour M. Ratsiraka, après l'investiture de ce dernier par le directoire militaire. Dès lors, le P.S.M. est dissous et M. Tsiranana n'exercera plus d'activité publique.
1975: la politique de Madagascar virant au communisme, l’URSS, Cuba, la Corée du Nord devinrent les pays de références. Exit la France, bien que Madagascar adhéra au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie et participe régulièrement aux sommets de la France /Afrique version Mitterrand.
L’enseignement fut « malgachisé » à outrance. Après le bac, le taux d’échec à l’Université de Madagascar devint vertigineux, le français étant toujours de mise dans cette honorable institution. La génération 1975/1993 sera appelée "la génération sacrifiée". Il faudra attendre l' éviction de « l’amiral rouge » pour que le français soit remis à l’école mais pauvreté aidant, la majorité des enfants malgaches ne purent aller a l' école . De ce fait, on déplore actuellement plus de 50% d’analphabètes dans un pays qui compte 9 millions de jeunes de moins de 18 ans pour une population d’un peu plus de 15 millions d’habitants.
1976 : Le 11 janvier, Nomination de Joël Rakotomalala au poste de Premier ministre. Le 30 juillet M. Rakotomalala décédra dans un accident d’hélicoptère. M. Justin Rakotoniaina lui succedera au poste de Premier ministre.
1977 : Le 31 juillet, Démission de Justin Rakotoniaina, il est remplacé au poste de Premier ministre par le lieutenant-colonel Désiré Rakotoarijaona .
1978 : en Mai, à Antananarivo, manifestations étudiantes et violences . Décès le 16 avril de l' ancien président Philibert Tsiranana.
1981 : en février, Antananarivo est le théâtre d' émeutes .
1982 : Didier Ratsikara est réélu président de la république, il gagne les élections face à Monja Jaona, président du MONIMA, les élections législatives qui s' en suivront donneront la victoire de l’ L’AREMA obtient 117 sièges sur 137
1986: En novembre Taomasina est le théâtre d' émeutes.
1987 : En février, violence raciste contre la communauté indo-pakistanaise.
1988 : Démission du poste de Premier ministre de Désiré Rakotoarijaona . Il est remplacé par Victor Ramahatra.
1989 : Le 12 mars, Didier Ratsikara est réélu président de la république, les élections législatives qui s' en suivront donneront la victoire de l’AREMA avec 120 députés sur 137 .
1989 : En décembre. Autorisation du multipartisme. Vote de l' Amendement de la Constitution pour permettre la libre formation des partis.
Chronologie politique de 1500 à 1850
Chronologie politique de 1850 à 1930
Chronologie politique de 1990 à nos jours