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Madagascar .

 Religions - coutumes - traditions - croyances - rituels -

jeux et danses traditionnelles .

 

 

Des le XIXe siècle les premiers missionnaires qui vinrent s' implanter furent les protestants de la London Missionary society , puis sous l' influence Française, le catholicisme gagna du terrain, aujourd'hui 50 % des malgaches se disent chrétiens, le reste pratiquant mojoritairement la religion traditionnelle, l' amalgame entre le christianisme et la religion traditionnelle est très répandu, nombre de chrétiens pratiquent le culte rituel des ancêtres, pour les malgaches, les défunts sont porteurs de pouvoir et sont défenseur de la vie sur terre, tant matérielle que spirituelle.

Les cérémonies traditionnelles sont l' occasion de rassemblements impressionnants et hauts en couleurs qui peuvent durer plusieurs jours.

  • La religion traditionnelle malgache a de grandes similitudes avec les religions orientales: L' hindouisme du fait de la croyance en un maître de l' univers et aux ancêtres qui par la mort, accèdent à une vie supérieure et accordent une protection au vivants, ces ancêtres étant considérés comme des intermédiaires entre les vivants et dieu pour entrer en communication avec le mort.
  • L' islam pour sa croyance dans le " Vintana " destin, qui pourrait découler de la cosmologie islamique.

L' héritage africain par le symbolisme religieux et le statut qui est conférés aux bétail, comme le zébu qui est omniprésent et qui outre symboliser la richesse et l' opulence, accompagne l' homme dans tous les moments importants de sa vie, et son sacrifice est essentiel à chaque cérémonie.


Culte des ancêtres :

Sur les hautes terres, depuis la nuit des temps, la pratique du culte des ancêtres donne lieu à des fêtes grandioses ( famadihana ), retournement des morts qui est une tradition culturelle malgache, pour les malgaches qui honorent les ancêtres, si un défunt est dans la tombe son esprit est toujours vivant et présent, il garde son individualité et ses attaches familiales. son pouvoir est révélé a travers des ordres sacrés qui dictent l' organisation politique, familiale, culturelle de la famille ou de la communauté. ( proverbe malgache : Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés. ). Ces fêtes se déroulent entre début juin et fin septembre, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser les morts , cette cérémonie se répète pour le défunt environ tous les 5 ans et coûte très cher à la famille, seront présents plusieurs centaines de personnes ( parents, invités, habitants du village ) qu' il faudra nourrir durant trois jours au cours duquel le rhum coulera à flot, nul ne doit pleurer et montrer sa tristesse, l' organisateur du famidihana tue rituellement zébus et porcs pour organiser les banquets , le signal de déclenchement du retournement est lié au surnaturel, souvent lors d' un rêve, un parent défunt peut signaler à un de ces descendants qu'il a froid, la famille consulte alors un devin ( le mpanandro ) qui avec les astrologues au cours de l' exécution d' un fomba définiront le jour et l' heure le plus propice à l' ouverture du tombeau Après le kabary (discours de cérémonie), on décide d'extraire le corps d'un défunt pour l'envelopper dans un nouveau linceul, ce qui donnera lieu à de joyeuses processions funéraires où les restes du "regretté" seront portés par sa famille et ses descendants.

Le jour convenu les tombeaux sont ouverts, les hommes enroulent les ancêtres dans des nattes neuves et les sortent du tombeau, aussitôt la foule s' empare des corps et les emporte dans une danse, lorsque la danse cesse , la famille offre à chaque ancêtre un lambamena neuf, dans ces linceuls on glisse, soit une bouteille de rhum, des billets , une photo, ce sont les cadeaux des vivants aux morts, moments de recueillements où toutes les émotions se mêlent , joie, tristesse, les morceaux de nattes et lambas qui emballaient les ancêtres sont découpés et partagés entre les femmes ( ils ont un pouvoir de fécondité ).

Chaque membre de la famille touche les ancêtres, leur demande aide et conseil en une prière, les corps sont alors brandit à bout de bras par des dizaines de personnes, puis sont jetés en l' air et emportés dans une farandole effrénée, la coutume veut que l' on tourne 7 fois autour du tombeau au son des flûtes et des violons des troupes de mpihira gasy et vako-drazana ( compagnies de musiciens ), l' ancêtre est replacé dans son tombeau pour cinq années , la journée s' achèvera par un festin durant lequel l' ensemble des convives assisteront à des spectacles de hira gasy et danseront au son de la musique des groupes vako-drazana.

-Dans la région d' Ambalavao on peut voir dans les montagnes des trous naturels bouchés par des pierres qui servent de tombeaux , les malgaches accèdent à ces tombeaux situés au dessus du vide pour pratiquer le retournement en escaladant et en redescendent en rappel faisant de ce rituel un moment unique et grandiose.

- Chez les Imérinas, le défunt après avoir été lavé et emballé dans un Lamba ména, restera exposé quelques jours aux proches, puis après l' avoir promené sur ses terres sera placé dans le tombeau familiale.

Chez les Malahafy et Antandroy dans le sud de l' île les défunts mis dans un cercueil sont souvent placés dans des tombeaux provisoire fait de pierres soigneusement arrangées, il sera replacé par la suite (lorsque la famille aura récolté suffisamment de fonds ) au cours d' une cérémonie dans un tombeau définitif qui seront décorés par tous les bucranes de zébus qui lui ont appartenus et sacrifiés le jour de sa mort , des objets lui ayant appartenus, des aloalos et peintures représentants les étapes de sa vie terrestre. La cérémonie peut durer plusieurs jours, elle est fonction de la richesse du défunt, au cours de celle ci l' entièreté du troupeau de zébus ( qui peu atteindre parfois une centaine de tête ) lui ayant appartenu sera sacrifié et consommé par les invités, les festivités se termineront le dernier jour par un partage des restes de viande entre les convives.


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La circoncision :

La circoncision, La famorana : Autre tradition malgache qui veut que tout enfant mâle soit circoncis afin d' acquérir sa virilité. L’enfant circoncis entre alors dans le monde des adultes et est adopté par la tribu. Cette cérémonie traditionnelle se déroule dans les villages lorsque le nombre des garçons est devenu conséquent, elle a lieu pour des raisons d' hygiène durant la saison sèche ( de juin à septembre ) elle donne lieu à de grandes festivités qui réunissent plusieurs milliers de personnes plusieurs jours durant

Au début de la cérémonie un rituel marque la fête, à Mananjary, elle peut mobiliser des milliers de personnes venant de tout le pays, les Antambahoaka explosent totalement. Partout, on entend le « Antsa », ces chants cadencés par les femmes, du « Hazolahy », littéralement le tambour sacré et l ’ « Antsiva » ou la conque marine, qui chassent les mauvais esprits dans toute la ville pendant que les pères ornent le faîtage des cases d’une colombe sculptée. De leur côté, les mères s’occupent des tenues rouges des garçonnets et les nattes sur lesquelles ils seront opérés.

.Tout le monde se rallie après, pour la grande procession en direction du « Vinany », l’embouchure de la mer avec le fameux « Canal de Pangalanes ».

L’enfant, qui porte un habit et un chapeau en rouge pour l’occasion, est porté au dos par son oncle. A l’issue des rituels, les petits garçons reçoivent la bénédiction des rois et dorénavant ils sont intégrés dans le « Tranobe » (Maison sacrée).

Les femmes mettant leur « lamba traditionnel » qui va très bien avec leurs cheveux tressées, veillent toute la soirée pour la séance de prière. La population Antambahoaka profite de ce rituel pour faire la fête dans toute la joie. D’ailleurs, « Sambatra » signifie joie, gaieté et bonheur. Parfois plus d’un millier de jeunes garçons sont circoncis. . Cette circoncision collective peut s’étaler sur une période de trois mois et sera placée sous le signe de la joie et de l’allégresse. Pas une larme ne sera versée pour ne pas offenser les dieux. Les festivités se déroulent dans toutes les villes et tous les villages Antambahoaka (Mahela, Tsaravary, Ambohinera, Manakara, Mananjary,...).

Durant cette fête du sambatra qui a lieu tous les sept ans, un calendrier agricole traditionnel fixe la date du « Sambatra » et le Roi Antambahoaka détermine les modalités du rite. La cérémonie aura lieu un vendredi, jour considéré comme faste. Les enfants sont alors placés au-dessus d’un taureau avant la circoncision. Les circoncisions sont réalisées le premier vendredi qui suit la pleine lune par le guérisseur traditionnel " le rain-jaza " dans la hutte aménagée par les parents pour la circonstance " le lapa "

Durant ces jours ou les participants entreprennent chants et danses traditionnelles accompagnés des sons du vahila, de l' accordéon et du tambour, le jour de la cérémonie de circoncision , tôt le matin des jeux sont organisés et les jeunes gens non orphelin de père et mère doivent aller chercher de l' eau sacrée " rano- mahry " à la source sacrée. Quant aux jeunes, ils vont puiser l’eau , qui servira à laver la plaie des circoncis, à une rivière sacrée . A leur retour, un simulacre de bataille a lieu avec les gens du village pour les empêcher d' amener cette eau dans le lapa , si la cruche tombe, ils retourneront a la source jusqu ' au moment ou il arriveront à apporter cette eau au rain jaza qui commencera le rituel de circoncision sous les chants et les cris des femmes qui couvriront les cris, les pleurs et gémissements des enfants. La circoncision terminée, les pères et grands pères des enfants circoncis avalent les prépuces de leurs enfants enveloppés dans une banane ou un blanc d' oeuf, Après le rituel, le rhum pourra être partagé lors d' un festin entre tous les participants à la fête. .

Le famadihana : Retournement des morts ou deuxième enterrement, a pour but d' apaiser, consulter et vénérer les ancêtres. cérémonie plutôt réservée à la population des hautes terres et qui consiste à recouvrir le défunt d' un nouveau suaire, elle a lieu durant l' hiver, occasion de retrouvailles pour de nombreuses familles. le caveau familial est ouvert, la famille décide ou non de sortir le corps du défunt pour changer le linceul généralement en soie et de couleur blanche.

 

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Le fihavanana : C' est une des valeurs fondamentale de la culture malgache, le fondement même de la société malgache , le "fihavanana" est une idéologie fondée sur des relations matrimoniales et parentales ayant servi à asseoir la cohabitation pacifique de groupes de populations, qu'elle soit réelle ou construite. le FIHAVANANA est un fait de société qui lie les malgaches entre eux . Quoi de plus naturel que d'entretenir le FIHAVANANA chez les Malgaches.

Le fomba : La coutume : Cérémonie organisée par le devin pour définir un acte rituel, comme le partage du rhum, le moment propice à l' ouverture du tombeau.
L'usage peut au fil du temps aboutir sur une tradition ou «Fomba». S'opposer à la coutume entraînerait un châtiment de la part des ancêtres. La coutume veut par exemple qu'avant de boire ou de partager une boisson au cours d'un événement, on verse en guise d'offrande aux ancêtres un peu d'alcool sur le sol symbolisant la terre, si on est à l’intérieur, il faut verser un peu d’alcool dans le coin nord-est de la salle qui est le coin des ancêtres.

Zanahary : Le créateur, ou Andriananahary : Le seigneur créateur, ou Andriamanitra : Le seigneur parfumé

Le razana : Désigne à la fois les ancêtres divinisés et le respect qui leur est accordé. La mort marque le passage du rang d' humain au rang d' ancêtre ou razana qui dominera de l' au dela les nouvelles générations qui l' honoreront et le craindront.

Le fady : Correspond à un système de tabous locaux destiné à apaiser les ancêtres .L' autorité de " razana " est exécutée a travers des ordres qui s' accompagnent de tabous " fady " , une grande diversité des fady existent , certains en fonction du sexe, du lieu, du moment, de la couleur du vêtement, de la gestuelle ( montrer du doigt ) etc etc...

Le tromba : Rituel de possession que l' on rencontre dans l' ouest, l'imérina et le sud, le possédé est toujours incarné par un roi défunt qui parle de sa bouche et donne des conseils aux vivants des conseils sur des faits de crises politiques ou militaires. La parole de l'ancêtre prestigieux et sans appel, le possédé est un personnage très important car par le biais de la transe, il est l' intermédiaire entre les vivants et les morts.

Les ody : Talismans, amulettes destinés à un individu , ils permettent de chasser les maladies, apporter la fécondité chez les femmes, l'abondance dans les récoltes et la prospérité, appelés " sampy " lorsqu' ils sont destinés à un groupe ou une association, ils sont composés de matières naturelles , corne de zébus, morceaux de bois, coquillages, plantes, graines, perles et parfois pièces de monnaie.

Le vintana : La destiné, c'est le destin qui rythme la vie quotidienne sociale et spirituelle des malgaches en fonction des phases des astres et principalement de la lune principalement chez les Antemoros, trouve ses origines dans l' astrologie arabe et de leur calendrier lunaire, les actes importants de la vie seront influencés comme la construction d' une pirogue , d'une maison, l' organisation d' un mariage.

Le mpanandro : Un des personnage les plus respectés du village, astrologue, il détermine le jour le plus propices a toutes cérémonies et entreprises d' activités importantes .

L' Ombiasy: " olana be hasina " qui se traduit par " hommes aux grandes vertus " Guérisseur, c' est le sorcier du village ,on lui donne des pouvoirs de guérison, il connaît l' usage des plantes médicinales et entre en contact avec les ancêtres qu' il interroge pour connaître la méthode d' utilisation de celles-ci.Il joue un rôle très important au sein de la communauté tant au point de vue social que politique.

Le sikidy : art de la divination par la graine, la manipulation du sikidy ou pouvoir de la sorcellerie contribue à jeter des sorts et définir l'avenir. L' emplacement des graines aide le devin a donner les informations qui vont influencer les décisions et actions de la communauté.

Le mpamosavy : Autre sorcier qui pratique la magie noire et use de sortilèges, méprisé et craint de la population, il n' est pas autorisé à accéder au tombeau familial.

Ala volon-jaza : Lorsque les cheveux d’un bébé sont coupés pour la première fois.
Les grands-parents Antambahoaka dans le sud pratiquent la cérémonie de la coupe des cheveux. L’enfant est placé dans un bassin d’eau puis est baigné. Les Merina se livrent à une cérémonie similaire mais seuls les parents du père, s’ils sont toujours en vie, pratiquent le rituel. Après la coupe des cheveux, la famille s’attable devant un repas à base de riz, zébu, lait et miel. Des pièces sont placées dans un bol et les enfants plus âgés de la famille essayent d’obtenir le plus de pièces possibles.

-Tsangan-tsaina : Ce sont les Antankarana qui pratiquent cette cérémonie : deux grands arbres poussant côte à côte près de la maison d’une famille noble sont attachés ensemble en symbole de l’unification de la tribu ’Antakarana, de l’union du passé et du présent et des vivants aux morts.


-Calendrier des principales cérémonies :
  • Mars : Alahamady Be – Nouvel an malgache
  • Avril/mai : Santabary – Première récolte de riz
  • Juin : Fisemana – Une cérémonie de purification rituelle des habitants d’Antakarana
  • Juin à septembre : Famadihana – Littéralement “retournement des morts”, ces cérémonies consistant à enterrer une nouvelle fois les morts se tiennent d’août à septembre.
  • Juin à décembre : Sambatra – Festivals de la circoncision dans la plupart des tribus entre juin et septembre et de novembre à décembre dans le sud-ouest.


-Les rites et cérémonies religieuses en fonction des régions :

-Dans les Hautes terres et Antananarivo :

ALAHAMADIBE : Nouvel an lunaire malgache . Cette cérémonie dynastique marque le nouvel an lunaire sur les Hautes Terres malagasy. On y implore la bénédiction de Dieu et des ancêtres par des séances de purification et des sacrifices de zébus.

FANDROANA : Elle était la fête du bain sacré, en usage autrefois chez les Mérinas du centre de Madagascar. Le Fandroana qui veut dire bain royal et populaire se déroule au début de l'année lunaire, dans les premiers jours du mois Alahamady. C'est la plus forte expression du Culte des ancêtres, récupérée par la Royauté. Après l'abolition de la royauté en 1897, les autorités coloniales françaises le remplacèrent par la célébration du 14 juillet, célébrant en France la prise de la Bastille. Depuis cependant le milieu des années 1990, la célébration du Fandroana tend à revenir peu à peu par le biais des festivités de l'Alahamadibe.

-FAMORANA : Circoncision des enfants mâles. l'hiver austral est placé sous le signe de la circoncision. La circoncision la plus spectaculaire est celle collective, cyclique des enfants de 3 à 10 ans du "Sambatra" qui a lieu tous les 7 ans à Mananjary (Sud-Est de l'île).
Chez les Bara et Mahafaly, on célèbre le "Savatse".

-VOLAMBE TOHAKA  ( Fianarantsoa ) : Période de toutes les fêtes et cérémonies, prémices agricoles, noces, circoncisions, retournements des morts Betsileo.

-RIVOEKEMBAHOAKA : Retournement des morts pour rendre hommage aux ancêtres.

-HAVORIA : Cérémonie d’intronisation d’un nouveau roi après la récolte du riz, sacrifice de zébus, danses, festin. Bara, Ihosy, dans la province de Fianarantsoa.

-SAVIKA :
La Corrida de la brousse malgache,tauromachie ou plutot zébumachie pratiqué à l’occasion de réjouissances.

-TO-LAZA ou VOAPORA ou FORA-ZAZA ( ANTANANARIVO - FIANARANTSOA )
Circoncision des enfants mâles de la région, raffermissement des liens familiaux. Collecte de paddy.

Dans le Nord de l’ île :

ID-UL-FITR  ( Antsiranana – Diego Suarez ): Fête musulmane, fin du ramadan et des séances de prière à la mosquée. On passe la soirée entre amis ou en famille.

FISEHAGNA : Conjuration des maléfices du mois de juin dans  l'Ankarana  Cérémonie de purification, sacrifice d’animaux pour conjurer les malédictions du mois de Juin, mois néfaste.

FANOMPOAM-BE  ( Nord Ouest de l’ île ) : Demande de bénédiction à Dieu et aux ancêtres : nettoyage des alentours du sanctuaire.

-FAMODIAGNA VARAVARAGNA ( Nord de l’ île )Repos de l' âme des anciens rois, des défunts zafiminimena et zahinifotsy.

-FANAMBOARANA DADY MOASY : Exhumation des morts, demande de bénédiction pour conjurer les mauvais sorts et pour avoir de meilleures récoltes. Transfert des ossements mortuaires des alentours à Andranomboka, sacrifices d’animaux. Antakarana, villages d’Antafiabe jusqu’à Andranomboka. Faritany : Diego Suarez.

-ZIARA : Demande de bénédiction aux ancêtres, fête musulmane, pèlerinage au tombeau Cher cheika. Antakarana, Ambanja, Ambilobé, Antsiranana.

-TSANGA-TSAINA - TSANGAN-TSAINA. ( Ambilobe, Antakarana ): Cérémonie du mât : Cérémonie royale dynastique. Tous les 5 ans, le Nord de la Grande île vibre pour le "Tsangan-tsaigny" ou la cérémonie de couronnement du Mât royal qu'est la plus grande fête Antakarana. Le Mât s'identifie à la virilité et au roi, le sol à la fécondité et à la terre-mère. C’ est La plus grande fête Antakarana, consécration du pouvoir royal, raffermissement des liens familiaux entre les descendants du roi Tsimiharo,  pèlerinage à l’île Mitsio et dans les grottes de l’Ankarana

-FAGNABIGNIAGNA VARAVARAGNA : Annonce officielle de l’ouverture des rites (ouverture des portes). Sakalava, Bemihisatra, Bemazava, Antakarana et toute la partie nord de l’île.

-MAOLIDI NABI ou FANODIDY : Fête musulmane, célébration de la naissance du prophète Mohammad. Lecture d’extraits sur la vie du prophète, célébrée à Antsiranana.


-VANGNY TAGNY MAGNINTSY : Demande de bénédiction :Région de la sava  Pèlerinage aux tombeaux ancestraux. Sakalava Anjoatsy Vohémar, dans la province d’Antsiranana.
Une fois tous les trois ans, les Anjoatsy (tribu de Vohémar au nord-est de l'île) font un pèlerinage auprès de leurs tombeaux familiaux. De 60 à 80 zébus sont abattus pour les réjouissances.

-LES FUNERAILLES : ( Rites observés en Imérina.) : Après que le défunt ait été lavé, habillé puis enveloppé d'un "Lambamena" (linceul, pièce de tissu de soie), celui-ci peut être exposé quelques temps aux proches. Puis le défunt est mis en bière et transporté jusqu'au tombeau. Parfois ce transport est l'occasion d'un ultime tour sur les propres terres du mort.

Dans le Sud :

-SOROMBE AMPASIMANORO FIRANGA : Renouement avec les traditions ancestrales, sacrifice de zébus ; Maroseragne, Mahafaly, Menarandra, Ampanihy Andrefana. Province de Tuléar.

-TONITANY : Tous les 3 ans, demande de bénédiction aux ancêtres pour une vie meilleure ; bain des reliques royales dans du miel. Sakalava Masikoro Belavenoka, dans la province de Tuléar.

Le TO-LAZA : Chez les Betsimisaraka du sud, la circoncision se pratique en organisant quinze jours de fête, où l'on invite toute la région, pour de grands festins.

Dans l' est :

-SANTA-BARY ou PETRA-DANGO : Le premier semestre est surtout marqué par les prémices agricoles s'appelant "Santa-bary", "Petra-dango", "Volambetohaka", "Lohavogny" selon les régions.

LE FISEHAGNA : En juin, les Antakarana célèbrent le "Fisehagna" pour conjurer les maléfices d'un mois néfaste. Cette cérémonie est l’ occasion de  remerciements aux ancêtres pour les récoltes, offrande d’alcool. Elle  se déroulant dans les rizières Sihanaka. Ambatondrazaka.

-JORO VINANY : Hommage aux victimes du mouvement populaire de 1947, curage de l’embouchure du fleuve dans lesquels les corps des victimes ont été jetés. Betsimisaraka Andovoranto-Brickaville.

-TSABO RAHA : Demande de bénédiction aux ancêtres pour la naissance de descendants, une circoncision, un retournement des morts (ati-damba), un nouveau foyer après un veuvage, la construction d’un nouveau tombeau.

-TODY TRANOMANARA ou DIFY TRANOMANARA : Raffermissement des liens familiaux, entretien du tombeau nouvellement construit, lorsqu’un tombeau est rempli. Région : betsimisaraka du nord et du sud.


-FAMOAHAN-JAZA ANDOHAN’OMBY ou TODY SAOTRA : Rite avant la circoncision des garçons ou le piercing des oreilles des fillettes. On fait passer l’enfant sur la tête d’un zébu: chants et danses traditionnels, sacrifice de zébu. Ambatondrazaka. Province de Toamasina

-JORO ORANA ou JORO ASARABE ou ASARABE ALAKAOSY ou JORO VAVARANO : Demande de bénédiction pour une meilleure saison de pluie, donc une récolte plus abondante; 3 jours de réjouissances collectives, sacrifice d’une vache et d'oies blanches, offrande d’alcool, pièces de monnaie, miel; jours fastes : lundi et vendredi. Sihanaka Alaotra. Région du lac Alaotra
Joro orana, Asarabe Alakaosy, Joro Hasarabe : il s'agit en fait, sous des appellations différentes suivant les régions où elle est pratiquée

-SAMBATRA : Circoncision des enfants mâles de la partie sud-est de l’île. Bénédiction pour les enfants, raffermissement des liens familiaux.

-MALALA : Demande de protection aux divinités contre les intempéries pour une meilleure récolte. Début de la saison de pluie, sacrifices de volailles. Célébrée chez les Betsimisaraka du Sud Marolambo, province de Toamasina.

-JORO TANANA : Récupération d'un village ancestral abandonné ; sacrifice de zébu. Côte nord-ouest de la province de Toamasina.

-TSABORAHA : Chez les Betsimisaraka du Nord, lorsqu'une tombe se trouve au milieu d'une vaste terre arable, la famille héritière demande la bénédiction, et parfois la permission des défunts de pouvoir cultiver autour. La famille organise des réjouissances et des banquets, en tuant 3 à 6 boeufs.

-ZARA-FIHINANANA : Rendre hommage au tromba (culte de possession) de chacun ; cérémonie d’un jour. Séances de cultes de possession, danses, musiques, festins. Organisée à Brickaville.

Dans l ’ Ouest :

-FITAMPOHA : Demande de bénédiction à Dieu et aux ancêtres . En Août mais tous les 5 ans, les Sakalava du Menabe se donnent rendez-vous à Belo sur Tsiribihina pour le "Fitampoha". Transfert des reliques de tous les rois de la dynastie sorties de leur " zomba " sur le bord du fleuve Tsiribihy, elles seront acheminées par des porteurs attitrés et en pagne jusqu' à Ampasy et seront placées une semaine suspendues a des poteaux sous une tente blanche " rivotse " magnifiquement décorées de peintures de pleine lune et coucher de soleil . On y fait allégeance au roi coutumier tout en demandant la bénédiction, la protection de Dieu et des "razana" ou ancêtres., raffermissement des liens de fraternité. Les festivités qui sont ouvertes par des chants et danses effectuées par les femmes en transe, habitées par ces mêmes rois, ces festivités durent une semaine entière , elles suivent un protocole très strict et régie par des coutumes " fomba " jusqu' au moment final de la cérémonie " valabe " .

- FANOMPOHOMBE: Cérémonie du bain des reliques royales des sakalava du boina et principalement celle du roi Andramisara, cette cérémonie a lieu au sanctuaire de Miarinarivo-Tsararano Ambony à Mahajanga , les reliques composées de dents et de vertèbres prélevées sur les dépouilles de ces ancêtres sont sorties du sanctuaire sous une salve de fusils, puis baignées dans le sang de zébus choisis et sacrifiés pour la circonstance, elles sont considérées comme étant les intercesseurs entre dieu et les hommes , ces reliques seront remises a leur place initiale après avoir fait 7 fois le tour du lieu sacré, lors de la cérémonie les déplacements dans l' enceinte est très réglementée notamment en ce qui concerne la tenue vestimentaire et la coiffure des femmes , le premier pas doit toujours être fait avec le pied droit.

- FAMADIHANA : Il existe plusieurs circonstances à la pratique du "Famadihana".   réalisée dans le cas où le défunt n'a pu être enterré dans le tombeau de la famille au moment du décès. Ses proches vivants doivent alors, quelques années plus tard, le ramener au caveau familial. Exhumer et célébrer les morts, c'est se retrouver, se saluer, échanger nouvelles et plaisanteries. C'est une fête essentielle où dans l'allégresse, se retissent les liens communautaires. L'exhumation funéraire fait partie du culte des ancêtres.

Alors que 80% des jeux traditionnels malgaches de combat ont disparu, deux pratiques persistent et tentent même de se faire connaître au-delà de la Grande Île : le savika et le moraingy.

Rites observés en pays Mahafaly et Antandroy.

Le cercueil est violemment secoué dans tous les sens par l'équipe de porteurs, qui exécutent une danse saccadée pendant que les femmes battent des mains et que d'autres hommes brandissent leur sagaie.
Une fois le défunt porté à son tombeau et enterré, un monument à sa mémoire y est élevé.
Un ou plusieurs sacrifices de zébus accompagnent la cérémonie qui peut se dérouler sur plusieurs jours.

Jeux et spectacles traditionnels malgaches :

- MORAINGY ou RINGA : Cette pratique de duel est très anciennes. « Le moraingy> existait déjà avant l’arrivée des Européens au XVI ème siècle. C'est la lutte malgache, c' est un combat à mains nues entre deux hommes, , qui se pratique essentiellement dans les villages côtiers de la région du Menabe.. Cette manifestation sportive qui met deux jeunes gens face à face est souvent l'occasion de réunir une partie de la population qui clame son enthousiasme et soutien ses préférés. la traditionnelle partie de "Moraingy" a lieu sur la place centrale du village ou la population forme alors un cercle qui entoure les protagonistes.

- LE SAVIKA : La Corrida de la brousse malgache, Tauromachie ou plutôt zébumachie est une forme de combat de l’Homme contre le zébu, pratiqué dans la région d’Amoron’i Mania, à l’occasion de réjouissances : naissance d’un enfant mâle, circoncision, retour au foyer après l’accouchement, retournement des morts, souhait de bienvenue ou deuil d’un personnage célèbre ou d’une personne âgée.

Le savika tout comme le Moraingy sont pratiqués au moment de fêtes coutumières (exhumation, circoncision, naissance, etc), ces combats ont maintenant lieu de façon occasionnelle (fête nationale, événement de la commune, etc) et rivalisent avec les disciplines sportives modernes. Ils attirent plus de monde qu’un match de foot ou un tournoi de basket.

Outres les valeurs que sont la solidarité et l’affection, la conservation de la culture malgache dépend de la croyance au surnaturel, omniprésente dans la vie des Malgaches. Le savika et le moraingy s’accompagnent d’un rituel initiatique très long (le choix de la nourriture, les gestes à ne pas faire, etc) ordonné par l’omdiasa, le devin ou guérisseur malgache. C’est aussi lui qui décide, en fonction de l’astrologie, du bon jour pour la lutte. L’ombiasa dicte les règles du bon déroulement, pour qu’aucun incident n’arrive. Les femmes ne peuvent pas entrer dans l’arène pour lutter avec le zébu, ce serait provoquer la blessure voire la mort d’un lutteur. Les lutteurs ne doivent pas s’asseoir dans à la croisée des chemins, il risque de mourir en plein jeu. Enfin, l’ombiasa est capable de soigner les blessures du lutteur avec la seule imposition des mains.

Le savika et le moraingy s’adaptent à la vie moderne

Le savika et le moraingy prennent des allures de sports modernes. Auparavant, il n’y avait pas de règlement. On ne décidait pas des vainqueurs alors qu’aujourd’hui on procède à un décompte des points, on assiste à une codification. Exemple, avec le moraingy, dans la tradition un coup suffit pour décider du vainqueur. Actuellement, on tente de faire durer le combat. Le vaincu a droit à une revanche dans un deuxième, voire un troisième round. Les gains sont aussi plus modernes. Des bracelets, de la vaisselle, du zébu on est passé à la voiture, au VTT et aux coupes.

LE KABARY : Le terme malgache "kabary" vient de l'arabe "kabar". Par définition, le kabary est un discours prononcé à haute voix devant un public. C' est une forme oratoire mêlant discours, illustrés de contes, proverbes et maximes pour émerveiller l'auditoire. Il ne s'agit pas seulement de faire vibrer le coeur ou l'âme. Il sert aussi à transmettre un message. C'est un art, mais personne n'a pu établir des règles strictes. - Sa valeur culturelle est importante. Dans le cadre littéraire, le kabary permet de garder et de sauvegarder l'idiome et les termes spécifiquement malgaches, surtout ceux inusités au quotidien, tels que les proverbes et les maximes. Ils sont, en fait, repris et réutilisés selon des circonstances concrètes, dans le malheur ou le bonheur. Dans la société malgache, le kabary est lié à des événements importants de la vie, comme la naissance, la mort, etc. • Dans sa pratique, le kabary doit-il être mémorisé pour être récité ? - Un vrai kabary n'est jamais lu. Dans ce cas, il est appris par coeur. C'est une discussion ouverte. • Parfois , le kabary traîne en longueur. - Aux temps anciens, quand la communication se faisait exclusivement à l'oral, seul le doyen de la famille, ou encore un homme respecté au sein de la société, pouvait le pratiquer. Parce qu'il est censé être le mieux expérimenté au sujet de la vie quotidienne. Alors, il se devait d'apprendre le kabary de peur que la prérogative soit attribuée à d'autre. Mais depuis, le contexte a changé. Tout le monde se met à pratiquer le kabary.

- HIRA GASY : Forme d'expression artistique, unique à Madagascar et qui reste très populaire, Hira Gasy veut dire littéralement "Chant Malgache". Il trouve ses origines dans les concours amicaux de danses et de chants du XVIème siècle. Le hiragasy est un genre musical métissé et apparaît sous un discours récité et chanté. Il est "à mi-chemin" entre l'art traditionnel et les chants modernes, entre les jeux profanes et les cultes religieux. Cependant, la vie (aina) et l'âme (fanahy) soutenus par la solidarité (fihavanana) constituent son contenu permanent. Plus qu'un simple divertissement, cette tradition originale , mi-théâtre mi-opéra, occupe une place de choix dans le patrimoine culturel de la Grande Île, notamment dans l'Imerina où souvent, lors des fêtes et cérémonies familiales (naissance, mariage, retournement ...) ou officielles (fêtes nationales ...), au moins une troupe est conviée à assurer une partie de l'animation. En général, une troupe est composée de membres d'un même clan familial ou d'un même village, leur nombre variant entre 10 et 25 , traditionnellement 18 hommes et 7 femmes . Ces troupes appelées " Mpihira Gasy ou mpilalao " sont composées pour la plupart de démunis, le choix des thèmes contiennent toujours un message et tournent le plus fréquemment autour de l'amour et de la vie sociale: travail, protection de la nature, solidarité, amitié. Le Hira Gasy est néanmoins également très apprécié dans les provinces, au vu des foules que ces spectacles en plein air déplacent, surtout durant de la saison sèche (mai à octobre). Les troupes parcourent alors tout le pays lors de longues tournées, durant lesquelles les représentations se suivent à une cadence effrénée, Il suffira d'un espace suffisamment important et une scène naturelle se crée. Souvent lors de ces festivals plusieurs troupes se retrouvent en un même endroit. Les artistes se succèdent et s'affrontent alors des heures durant. chacune de ses troupes rivalisent par les plus beaux costumes, le spectacle le plus original, le plus émouvant ou le plus captivant, chaque élément y a son importance dans ces défis: outre la beauté des costumes, la grâce des gestes, la chorégraphie, la poésie et la philosophie des textes sont applaudis par le public assis en cercle autour de la scène. Aujourd'hui malheureusement, faute de moyens, le Hira Gasy tend à disparaître, portant du même coup atteinte au patrimoine culturel malgache dont il est un élément des plus originaux.


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